C’est un symbole, le lendemain de la victoire de la Gauche Unie dans les trois plus grandes villes de France nous avons appris la mort de Lionel Jospin. L’homme de la gauche plurielle qui a dirigé le pays pendant 5 ans alliant des personnalités comme Ségolène Royal, Jean-Luc Mélenchon ou encore Jean-Pierre Chevènement laisse derrière lui l’héritage d’une gauche fière de ses différences mais unie dans le combat politique contre la droite et l’extrême droite.
Le combat politique de Lionel Jospin commence dès l’adolescence, parmi des mouvements trotskistes notamment à l’OCI organisation communiste internationale. Par la suite il rejoint le Parti Socialiste nouvellement créé au congrès d’Epinay en 1971 et devient rapidement candidat à plusieurs élections à Paris. C’est en 1981 que le visage de Lionel Jospin apparaît dans les télévisions françaises en devenant le premier secrétaire du parti, succédant à François Mitterrand.
Ensuite, c’est en 1995 que l’amoureux de basket se lance dans une campagne présidentielle où la gauche réussit un score surprise comparé aux élections législatives de 1993. Fort de cette popularité grandissante, le premier secrétaire engage des discussions avec les autres forces de gauche pour créer un projet commun de gouvernement. Ainsi, naît la gauche plurielle lors de la victoire aux élections législatives de 1997.
La gauche plurielle a permis des avancées majeures en matière sociale et sociétale. En premier, nous pensons aux 35 heures permettant de rétablir la balance entre le capital et le travail. Le Pacte Civil de Solidarité permettait aux couples hétérosexuels et homosexuels de formaliser leur vie commune en mutualisant leurs avoirs. Enfin, la création de la CMU a permis aux personnes les plus démunies, quelque soit leur nationalité, l’accès aux soins ainsi qu’à l’assurance maladie.
Du point de vue des Hauts de Seine, l’ancien premier ministre est née à Meudon en 1937 et a été scolarisée à Sèvres pendant sa sixième.
Jean-Baptiste Fournier – DF Ã l’infolettre
